A la demande de la FAI AR Formation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue En Italique a animé un débat relatif aux conditions de réception d'une oeuvre, le 25 février 2010 .

Comment en tant qu'artiste s'interroge t-on sur les conditions de réception d'une oeuvre ?

Comment en tant que médiateur recherche t-on l'appropriation de l'oeuvre par le public ?

Premières remarques, ce sont deux postures différentes, celle de l'auteur et celle de l'acteur culturel, en outre s'approprier ce n'est pas recevoir et l'art ce n'est pas la culture... N'oublions pas que le premier travailleur culturel c'est l'artiste, le regardeur suit comme dirait Duchamp.

Lors de ce débat nous avons abordé la politique culturelle en opposant démocratisation culturelle et démocratie culturelle. Nous nous sommes demandé ce qui se passe lorsqu'une oeuvre sort des lieux dédiés à la culture comme le musée ? Comment une oeuvre peut-elle s'inscrire dans la rue puisque rien n'est fait dans l'environnement urbain ni dans la conception des villes pour recevoir l'art ?

En ce qui concerne le public, on entend souvent dire que les arts de la rue sont plus proches du public or c'est un fait, travailler pour la rue c'est une nouvelle façon de penser et d'oeuvrer, que peut se permettre l'artiste dans la rue et pourquoi offre t-on au public de participer, d'ailleurs à quel moment y a-t-il réellement participation ? Y a-t-il besoin d'un avant ou d'un après la représentation publique ?

Au bout du compte quelles sont réellement nos attentes en tant que public-habitant ?