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Accompagnement d'artistes

LYCEE LA VISTE MARSEILLE

 

Intervenant et artiste : Alexandra Pellissier - Médiateurs / association En Italique.

Enseignant : Marie-Francoise Verdy enseignante en arts plastiques.

Pratique artistique : création d’objets et d'une maquette.

Classe de Seconde Carrière Sanitaire et social C.

Lycée professionnel La Viste Traverse Bonnet 13008 Marseille.

 

L’atelier s’est déroulé au cours du premier trimestre 2006 et s’est finalisé par un temps de restitution au sein du lycée le jeudi 22 juin 2006.

Le processus lancé est parti du quotidien des lycéens, et du paysage qui entoure le lycée. C’est à partir de cet environnement très particulier, de ce panorama que l’atelier a pris forme tout en intégrant des questions de perception qui sont inhérentes à la démarche de l’artiste. Est-ce que ce que nous voyons du lycée est un paysage…l’Estaque, le littoral…? Est-ce que la ville est un paysage ? Est-ce qu'un centre commercial (Grand Littoral) est un paysage ?
Dans le cadre de cet atelier ont été abordé les relations entre la ville et l'architecture, et l'idée de maquette, de miniature et de détail. Il a été question des lois de l’optique et de la perspective qui fondent notre rapport au paysage. L’atelier s’est concrétisé par la fabrication d’éléments, des éléments de maquette qui incluent dans des petits volumes, plusieurs modules sont ainsi crées, ces éléments du paysage se juxtaposent créant des jeux de perspectives. 

 

Descriptif rapide des séances :

1ere séance :

- Quelle vue favoriser ?

Choix des différents points de vue, photographie des point de vue.

- Conception d'une ou deux formes stables, dirigée et intégrant un paysage.

- Conception d'une ou deux formes.

- Fabrication des volumes en tenant compte des problèmes techniques d'une petite architecture.

 2ème séance :

- Quelle intervention opérer sur le paysage par le rajout d'éléments?

- Construction des éléments de maquette.

3ème séance :

- Comment complexifier la perception du paysage ? Comment agrandir l'espace de la fenêtre, créer différents plans (au sein de la maquette) ?

- Faire intervenir la lumière comme élément dans la construction.

4ème séance :

- Finalisation des objets les plus aboutis et mise en situation.

- Exposition au sein du lycée. Restitution du travail initié lors de cet atelier au sein même du lycée présentation aux lycéens, aux publics… le jeudi 22 juin 2006 au Lycée Professionnel La Viste. 

Pour moi, l’optique se définit en capacité de construction se déployant d’abord dans l’aperception du monde. Chacun capture ainsi d’un mouvement d’oeil ses limites et campe sa scénographie personnelle autour de scènes qu’il se donne à voir dans ses représentations intérieures.
Le paysage est architecture, entrelacs infinis sont nos tissages urbains. Mon travail vise précisément ces paysages-là, mon oeil capture volumes et lignes au gré de mes focalisations, puis les organise en formes-constructions, tour à tours visant à se mêler à l’architecture générale ou à en extraire des détails comme matière à construire. L’urbain est le terrain où j’expérimente le processus du regard, processus qui trace et crée un univers où se déploie la mise en scène humaine.

Mes objets ne sont pas destinés à élucider le processus, ils s’y intègrent et tendent à s’y rendre visibles. Néanmoins, mon travail s’inscrit avant tout dans une dimension poétique, la technique n’est que l’à propos d’un désir plus essentiel.

Comme toutes architectures humaines, cette dimension technique conditionne la réalité en étendue. L’étendue donne corps au regard, c’est dans une dialectique entre le corps et l’étendue que le regard construit l’humain. La poésie est ce qui désire s’étendre au delà du nécessaire. Ce qui est regardé se réalise, c’est pourquoi je désire inciter l’oeil à un urbanisme particulier.

 

 

 

 



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